Quand le voile sâamincit
Il y a des nuits oĂč le monde devient plus silencieux.
OĂč la frontiĂšre entre ici et ailleurs se fait si fine quâon pourrait presque entendre le souffle des ancĂȘtres.
Halloween, Samhain, Toussaint⊠peu importe le nom quâon lui donne â câest ce moment oĂč le voile sâamincit, et oĂč la vie nous murmure que rien ne meurt vraiment.
Autrefois, les Celtes célébraient Samhain, la fin des récoltes, le passage vers la saison sombre.
On allumait des feux pour guider les Ăąmes, on laissait une place Ă table pour les disparus.
Ce nâĂ©tait pas une fĂȘte de peur, mais une fĂȘte de passage â celle oĂč lâon se souvenait que la lumiĂšre dort dans chaque graine, mĂȘme sous la terre.
Aujourdâhui, Halloween sâhabille de citrouilles et de rires dâenfants.
Mais derriĂšre les masques et les friandises, il y a toujours cette mĂȘme sagesse ancienne :
celle qui nous apprend Ă apprivoiser la mort pour aimer plus fort la vie.
Car quand on ose regarder lâombre, câest la lumiĂšre qui rĂ©pond.
Cette annĂ©e, pour moi, câest une fĂȘte de renaissance.
Je viens de dire âouiâ Ă lâamour, un vrai, solide, vivant.
Et dans quelques jours, cela fera dix ans que mon cĆur a Ă©tĂ© rĂ©parĂ©.
Dix ans dâun battement nouveau, dix ans dâune vie offerte en cadeau.
Alors ce soir, quand je sentirai le vent dâoctobre effleurer ma peau, je saurai quâil porte avec lui les bĂ©nĂ©dictions du passĂ© et les promesses de demain.
Halloween nâest pas une fin, câest un recommencement.
Câest la nuit oĂč la mort et la vie dansent ensemble â et oĂč la lumiĂšre, mĂȘme vacillante, triomphe toujours.
Alors, Ă tous ceux qui lisent ces lignes : allumez une bougie, souriez Ă vos souvenirs, honorez vos racines.
Et souvenez-vousâŠ
Quand le voile se dissipe, ce nâest pas pour nous faire peur.
Câest pour nous rappeler combien il est prĂ©cieux dâĂȘtre en vie. đč









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